La Chine, grande gagnante de «l’Amérique d’abord»

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Par Julien Tourreille
Le Devoir

Au lendemain de la guerre froide, les États-Unis se retrouvèrent dans une position hégémonique sur la scène internationale. Disposant de l’ensemble des attributs de la puissance et en l’absence d’États rivaux, ils étaient largement en mesure de façonner cette scène selon leurs intérêts. Les locataires qui se sont succédé à la Maison-Blanche depuis le début des années 1990 ont tous eu pour objectif de préserver cet avantage.

 

Avec son adage « l’Amérique d’abord » (« America First »), le président Donald Trump semble s’inscrire, d’une façon tout à fait assumée, dans cette lignée. Pour autant, l’émergence de nouveaux centres de gravité des relations internationales (particulièrement l’Asie), les crises secouant les États-Unis ainsi que leurs alliés occidentaux (terrorisme islamiste, crise économique et financière de 2007-2008) et une première année de présidence Trump désastreuse ont accéléré le réagencement de l’ordre international. Sans surprise, la Chine en est la grande gagnante.

Le 28 octobre 2017
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