Des décisions rapides pour des résultats incertains, et à plus long terme

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Par Julien Toureille
Chaire Raoul-Dandurand

Au cours des trois premières semaines de la présidence de Barack Obama, trois éléments illustrent les difficultés que ne manque pas de rencontrer tout nouvel hôte de la Maison-Blanche en début de mandat. Premièrement, le sénateur républicain du New Hampshire Judd Gregg a renoncé en fin de semaine dernière au poste de secrétaire au commerce. C’est la seconde personne pressentie pour ce poste par le président qui se désiste, après Bill Richardson début janvier. Deuxièmement, l’adoption hâtive d’un plan de relance de 1073 pages dont l’efficacité reste incertaine met à mal l’idéal de transparence promu par Barack Obama. L’idée de rendre le document accessible au public par Internet afin de l’informer et de bénéficier de commentaires a par exemple été abandonnée. Troisièmement, le rejet par tous les Républicains du Congrès, à l’exception de trois sénateurs, de ce plan de relance, souligne les difficultés et les limites de l’ambition bipartisane. Mais au-delà de ces trois éléments, Barack Obama a connu trois premières semaines fructueuses. Son principal problème, de même que pour les États-Unis, est que les décisions qu’il a rapidement prises ne produiront des effets, éventuellement positifs, qu’à plus long terme, possiblement après la fin de son premier mandat. C’est le cas autant pour le plan de relance de l’économie qu’en matière de politique étrangère.

2009
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