« Don’t Ask, Don’t Tell ». La communauté gaie devra-t-elle abdiquer encore une fois ?

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Par Sarah Veilleux-Poulin
Chaire Raoul-Dandurand

Tout récemment, Lady Gaga y allait d’une diatribe enflammée sur la nécessité d’abroger la loi du « Don’t Ask, Don’t Tell », disposition mise en place par l’administration Clinton dans les années 90 et visant à terrer l’orientation sexuelle des soldats enrôlés tant qu’on évite d’en aborder la question1. Au départ mis en ligne sur son site Internet, et désormais disponible sur YouTube, la vidéo de la vedette s’adresse directement aux jeunes électeurs en les encourageant à faire pression sur leurs dirigeants afin qu’ils laissent tomber une loi qu’elle juge discriminatoire et injuste. La campagne « We give a damn », très présente sur le Web et qui regroupe plusieurs personnalités du monde du spectacle et de la télévision, vise également à brandir le spectre de l’égalité et de la non-discrimination. Pendant qu’Elton John et Whoopi Goldberg réitèrent que le seul moyen de voir des personnes gaies défendre pleinement l’Amérique est de leur permettre d’afficher publiquement leur orientation, les sénateurs américains se sont prononcés le 21 septembre dernier sur l’urgence ou non de conserver une loi qui, chaque année, mène au renvoi de près de 14 000 soldats des champs de bataille sous le simple prétexte de leur orientation sexuelle. Et les grosses pointures du milieu artistique devront désormais s’armer de patience avant de voir le « Don’t Ask, Don’t Tell » définitivement relégué aux oubliettes.

2010
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