En Guinée, quand tous les chemins mènent à la dictature

Par Aboubacar S.A. Sylla et Fassou David Condé
Bulletin du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix | Vol. 10 no 9

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La transition engagée par la junte après le coup d’État de 2021 en Guinée a-t-elle permis d’instaurer « un système qui n’existe pas » à Conakry ? Une analyse des mécanismes mis en œuvre montre que la stratégie du gouvernement actuel semble en réalité reproduire les schémas institutionnels et autoritaires des régimes précédents.

Malgré des consultations et un processus constitutionnel affichés comme inclusifs, l’espace politique s’est dans les faits progressivement verrouillé à travers l’exclusion d’opposants, la fermeture de médias et un usage accru de la violence à l’égard des opposants et de la société civile.

La nouvelle constitution adoptée en 2025, largement inspirée du passé, apparaît comme un instrument de consolidation du pouvoir du CNRD.

À l’approche des élections présidentielles — qui doivent se tenir le 28 décembre 2025 —, la candidature du chef de l’État de facto Mamadi Doumbouya laisse présager non pas l’ouverture démocratique promise, mais l’entrée dans un nouveau cycle autoritaire. Le programme « Simandou 2040 » prôné par le gouvernement renforce d’ailleurs l’hypothèse d’un maintien durable de la junte au pouvoir.

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Novembre 2025
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