Le New Hamsphire voit rouge : quand le mécontentement l’emporte

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Par Véronique Pronovost
Chaire Raoul-Dandurand

Aux États-Unis, le New Hampshire occupe un statut particulier au sein de la Nouvelle-Angleterre. Ainsi, représentant à la fois l’État le plus conservateur et le plus libertaire de la région, le New Hampshire est aussi reconnu à l’échelle du pays comme étant le seul « swing state » (État clé pour les résultats des élections fédérales) de cette région. Or, quelques heures avant les élections de mi-mandat du 2 novembre dernier, si les candidats démocrates des États voisins n’avaient généralement guère à craindre pour leur (ré)élection (dont Patrick Leahy au Vermont et Charles Schumer à New York), il en allait autrement pour les démocrates du New Hampshire. Contrairement aux résultats électoraux de la dernière décennie qui laissaient croire que le New Hampshire emboîtait le pas à la Nouvelle-Angleterre (l’une des régions les plus progressistes des États-Unis représentant un bastion du parti démocrate), les élections du 2 novembre 2010 ont été synonyme d’une quasi-totale consécration du conservatisme économique républicain dans l’État du New Hampshire. Même les sondages préélectoraux ne sont parvenus à prédire l’ampleur de la défaite démocrate qui a vu l’ensemble de ses candidats défaits (sauf John Lynch qui conserve son poste de gouverneur).

2010
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