Les frontières maritimes internationales. Géopolitique de la délimitation en mer

Par George Labrecque
L'Harmattan

La Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer reconnaît aux États côtiers l'exercice de juridictions exclusives, notamment dans leurs zones des 200 milles, qui représentent à elles seules, 40% de l'ensemble des terres émergées de la planète, à l'exception de l'Antarctique. Guerre de la morue dans l'Atlantique, guerre du saumon dans le Pacifique, différend canado-américain concernant le statut juridique du passage du Nord-Ouest dans l'Arctique n'auront été, entre bons voisons, que de simples escarmouches. Mais là où se sont envenimées les relations politiques, alors que s'épuisent sur terre les ressources, que certaines en mer sont en train de disparaître et que leur rareté exacerbe les convoitises, de nouveaux types de conflits risquent de se multiplier pour l'affirmation de la souveraineté sur des poussières d'îles et de rochers disputés par quatre, cinq voire six États, dans des zones hautement stratégiques qui rendent les problèmes de délimitation encore plus inextricables. Si certaines gestes unilatéraux constituent une menace à la paix et à la sécurité, une tendance nouvelle peut être observée par ailleurs, un peu partout à travers le monde, pour le choix au recours juridictionnel, y compris dans des régions, comme la mer de Chine méridionale, où l'on s'en était privé jusqu'à tout récemment. Tandis que les frontières terrestres ont été jusqu'à présent tracées dans leur quasi-totalité, les maritimes, plus récentes et plus nombreuses, demeurent virtuelles dans plus de 60% des cas. Il est proposé un tour du monde géopolitique qui consiste à répertorier, décrire, comparer et classifier chacune des frontières maritimes délimitées.

ISBN : 2-7475-7290-0
2004