Nucléaire iranien – Signature d’un accord préliminaire avec le groupe P5+1

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Par Charles-Antoine Millette
Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques | UQAM

Le 23 novembre dernier à Genève, l’Iran et le groupe P5+1 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) ont signé un accord visant à ralentir le développement du programme nucléaire iranien. Plus spécifiquement, l’Iran a accepté : 1) de stopper l’enrichissement de l’uranium au-delà de 5 %, niveau à partir duquel la fabrication d’une bombe nucléaire se voit facilitée; 2) de convertir ou de diluer ses réserves d’uranium enrichi à 20 % afin de prévenir son utilisation à des fins militaires; et 3) de ne pas installer de nouvelles centrifugeuses et de ne pas construire de nouvelles installations vouées à l’enrichissement d’uranium1. Toutefois, cet accord ne prévoit ni le démantèlement des anciennes centrifugeuses, ni l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium au faible taux de 3,5 %. Selon David E. Sanger, cette interruption du programme nucléaire iranien, la première en près de dix ans, ne représente qu’une avancée modeste vers le ralentissement de son développement : « The deal does not roll back the vast majority of the advances Iran has made in the past five years, which have drastically shortened what nuclear experts call its “dash time” to a bomb – the minimum time it would take to build a weapon […] ».

Novembre 2013
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