Retour au Capitole: Le Congrès des États-Unis et la Syrie

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Par Vincent Boucher
Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques | UQAM

Parmi les rebondissements qui ont caractérisés la crise des armes chimiques en Syrie, la décision prise par le président Obama de consulter le Congrès pour obtenir une autorisation d’usage de la force et effectuer des frappes punitives contre le régime el-Assad a sans doute été l’un des plus surprenants.1 Venant d’un président qui, au printemps 2011, avait impliqué son pays dans une guerre en Lybie sans l’approbation du Congrès, ce revirement de situation a amené plusieurs observateurs à se questionner à savoir si cette décision allait ébranler le pouvoir présidentiel en politique étrangère. Or, un peu plus d’une semaine après avoir lancé la balle dans le camp du Congrès, Barack Obama, dans son discours à la nation du 10 septembre 2013, demandait aux leaders de l’institution législative fédérale de suspendre les votes sur cette question. Ce changement de stratégie visait à donner une chance à la proposition russe d’une solution diplomatique négociée avec Bachar el-Assad.

Octobre 2013
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