Sahel : la gouvernance contreinsurrectionnelle

Par Bruno Charbonneau
Bulletin du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix | Vol. 5 no 1

Au Sahel, l’année 2019 a été sans nul doute la plus violente et la plus meurtrière depuis le début de la crise malienne en 2012. Peu importe l’indicateur utilisé, la tendance est sans équivoque  si l’on regarde le nombre d’événements violents, le nombre de victimes (qui aurait doublé), le nombre de déplacés et réfugiés, le niveau et la nature de cette violence (le massacre d’Ogossagou), la sophistication des attaques contre les armées nationales (Inates au Niger, par exemple) ou le nombre d’agressions au Niger et au Burkina Faso. Malgré la croissance des budgets et des effectifs militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger et malgré la résilience et la détermination des troupes onusiennes et françaises, on ne peut que constater l’échec des réponses à une crise qui n’en finit plus.

Janvier 2020
En savoir plus