Au nord de l’hégémon. L’impact des élections américaines de 2008 sur le Québec

Par Karine Prémont et Frédérick Gagnon
Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques | UQAM

Pour la première fois depuis 1952, aucun président ou vice-président sortant ne participera à la prochaine élection présidentielle américaine. Les élections primaires déclenchées en janvier dernier sont également inédites : elles se solderont par la nomination du premier Afro-américain ou de la première femme comme candidat(e) à la présidence et promettent d’être les plus coûteuses de l’histoire.

Après la victoire démocrate aux élections législatives de 2006, 2008 est une année déterminante pour les républicains. Sauront-ils se défaire de l’image négative que leur lèguent le président George W. Bush et les anciens leaders républicains du Congrès comme Tom Delay et Dennis Hastert ? Le fiasco irakien, les soins de santé et l’assurance maladie, l’économie, l’immigration illégale et les questions environnementales sont au coeur des débats. L’image, la crédibilité et la personnalité des candidats sont aussi cruciales dans le choix des électeurs, comme en témoigne le phénomène « d’Obamanie » (Obamania) dont fait l’objet le meneur du côté démocrate.

Cette note vise à prendre la mesure des développements et des résultats des primaires de 2008. En plus de présenter les enjeux qui sont au coeur de la campagne présidentielle, elle offre aux décideurs québécois quelques clés pour comprendre la mécanique électorale américaine, surveiller les courses importantes au Congrès et aux postes de gouverneurs d’États et appréhender l’impact de toutes ces élections sur le Québec.

Juin 2008
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