Bons baisers de Russie

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Par Élisabeth Vallet
Le Devoir

Il y a une semaine, Sergueï Skripal, ancien agent double russe exilé au Royaume-Uni, s’effondrait sur un banc de la petite ville de Salisbury. Ce mystérieux empoisonnement par agent innervant a fait planer sur Londres le spectre d’Alexandre Litvinenko, assassiné au polonium en plein coeur de Londres il y a de cela 12 ans, mais aussi d’une nouvelle guerre froide. Un conflit rampant, où le rapport de force paraît déséquilibré.

Cette guerre qui n’en est pas une, parce qu’elle n’a ni la finalité de la victoire ni la létalité d’une guerre classique, est ce qu’on appelle une infoguerre. Essentiellement virtuelle, elle vise à flouter la ligne entre réalité et fiction, afin non pas de convaincre, mais de générer de l’anxiété, de la peur, et de priver les populations de leur capacité de résistance.

le 10 mars 2018
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