Interventions de paix en Afrique

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Par Jean-François Rioux (dir)
Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques | UQAM

L’après-guerre froide n’aura pas été favorable pour le continent africain. La situation économique s’y est dégradée, la santé publique s’y est dramatiquement détériorée et les conflits armés s’y sont multipliés. Pourtant, en 1991 et en 1992, les interventions humanitaires en Somalie semblaient annoncer le début d’une époque d’entraide où les pays industriels allaient s’unir au sein de l’ONU pour aider les pays africains en proie aux conflits internes. Or, le rappel des troupes américaines de Somalie mit fin à ce rêve. Les Occidentaux n’étaient désormais plus disposés à prendre des risques pour sauver les Africains. Ceci rendit possible l’horrible génocide rwandais et l’éclosion, ou la poursuite, de conflits en Angola, en Sierra Leone, au Libéria, en République Démocratique du Congo, etc. L’Occident est toujours présent en Afrique par le biais de quelques grandes sociétés minières et pétrolières et à travers une myriade d’organisations caritatives, mais son opinion publique et ses dirigeants se désintéressent de plus en plus des problèmes de ce continent qui rapporte peu d’argent et dont la valeur géopolitique a périclité avec la fin de la menace communiste. De plus, les coupures budgétaires effectuées pour résorber les déficits de la Guerre froide ont considérablement affaibli les budgets occidentaux d’aide au développement et de maintien de la paix.

Décembre 2002
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