La dernière ligne rouge

Par Élisabeth Vallet
Le Devoir

Je me souviens de cette fin d’avril 1986. Juste après l’annonce de l’explosion du réacteur numéro 4, à Tchernobyl. À la maison, on syntonisait la Radio suisse romande, juste de l’autre côté de la frontière, pour avoir de « vraies » nouvelles — car le gouvernement français affirmait que le nuage radioactif s’était arrêté aux frontières de l’Hexagone. C’était encore la guerre froide, cinq ans après la sortie du film apocalyptique Malevil. À 40 km du super réacteur de Creys-Malville — on disait parfois que nous avions « la chance » d’être trop près pour survivre à son explosion. Au printemps 1986, ce n’était plus une fiction.

5 mars 2022
En savoir plus