La polarisation au Congrès des États-Unis: causes, conséquences et perspectives

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Par Christophe Cloutier
Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques | UQAM

Selon plusieurs observateurs, le Congrès des États-Unis constituerait la « branche brisée » du gouvernement américain, incapable de mener à bien sa triple mission de représentation, législation et contrôle de l’exécutif1. Comment expliquer ce déclin institutionnel prononcé ? Les causes sont sans doute nombreuses, mais nulle n’est plus importante que la polarisation partisane croissante qui vient miner depuis plusieurs années les travaux sur Capitol Hill. Aujourd’hui plus que jamais, le Congrès est empêtré dans ses déchirements partisans. Les crises se multiplient, tel le récent shutdown du gouvernement fédéral en octobre 2013. L’institution pâtit d’un taux d’approbation anémique auprès de la population américaine : en septembre dernier, un sondage Gallup l’établissait à un dérisoire 14%, légère embellie par rapport au plancher de 9% enregistré en novembre 2013. Toute une gifle pour une institution traditionnellement présentée comme étant la plus représentative du gouvernement américain. À la veille du rendez-vous électoral de mi-mandat qui aura lieu le 4 novembre prochain, cette chronique a pour but de présenter les origines de cette polarisation partisane et d’en examiner les conséquences, notamment dans le contexte actuel, alors que le 114e Congrès qui siégera à partir de janvier sera le dernier auquel fera face le président démocrate Barack Obama.

Octobre 2014
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