L’arrogance de la puissance

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Par Barthélémy Courmont
Global brief, n°7, 2011

Désormais reconnue comme puissance de premier plan, la Chine est-elle en passe de devenir arrogante, et quelles sont les conséquences de cette nouvelle posture? Des empires coloniaux à aujourd’hui, en passant par les États-Unis, ceux qui manipulent les outils de la puissance ont souvent donné libre cours à leur arrogance, au point qu’on puisse s’interroger: la puissance s’accompagne-t-elle automatiquement d’un sentiment d’arrogance chez ceux qui la détiennent? Appliquée aux individus, cette question s’insère dans le champ de la sociologie. L’arrogance se trouve ici exprimée par le biais d’un sentiment de supériorité (qu’il soit ou non justifié) et du désir de dominer l’autre. Appliquée aux États, elle invite à la réflexion sur la recherche de l’hégémonie et l’imposition d’une politique étrangère qui écarte tout compromis, mais également tout dialogue, et refuse en retour toute ingérence dans les choix et la conduite de la politique intérieure. Il s’agit donc de caractéristiques à bien des égards identiques qui sont étudiées ici, en mettant l’accent sur le cas chinois et en étudiant les conséquences – mais aussi les réponses – liées à l’arrogance grandissante de ce pays.

2011
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