Le dernier rempart

couverture_livre

Par Élisabeth Vallet
Le Devoir

Le 30 janvier dernier, à l’aéroport de Dulles, un petit garçon de cinq ans a été détenu pendant plusieurs heures, seul, parce qu’il présentait une menace potentielle pour la sécurité du pays. Un enfant. Citoyen américain. Seul. En détention.

Il a suffi d’un décret, signé par le président et oeuvre de deux hommes — Stephen Miller et Steve Bannon. Du haut en bas de la chaîne de commandement, on a appliqué sans discernement, certains avec plus de zèle que d’autres, une politique qui a mené des mères à être menottées devant leurs enfants, des travailleurs immigrants légaux à se voir révoquer leur visa, des citoyens à se faire questionner sur la légitimité de leurs intentions et de leur voyage. L’agence frontalière a ergoté autour de la notion de détention en zone internationale d’un aéroport avant de permettre aux personnes en détention de voir un avocat, et a tardé à appliquer les décisions des cours de justice.

11 février 2017
En savoir plus