Le feu et la fureur

couverture_livre

Par Élisabeth Vallet
Le Devoir

Il devait perdre dans le feu et la fureur, pratiquant la politique de la terre brûlée et laissant derrière lui un champ de mines, terreau fertile de son nouveau projet — un conglomérat médiatique à son nom (le nom de « Trump News » circulait depuis l’été 2016). Mais, las, dit l’auteur de Fire and Fury, le candidat-qui-n’avait-pas-prévu-de-gagner a remporté la mise et a dû improviser.

Pour sulfureux que soit Michael Wolff, auteur du brûlot qui a embrasé les unes et dont l’éditeur vient de lancer la réimpression, l’assertion est exacte — et pas vraiment inédite. L’amateurisme de ce gouvernement (aucun cabinet fantôme n’avait véritablement été mis en place durant la campagne, aucune liste de sous-ministres compétents n’avait été établie pour pourvoir les postes discrétionnaires des ministères — et nombre de ces postes ne sont toujours pas pourvus —, aucune esquisse budgétaire n’avait été tracée) en atteste : il n’était pas prêt.

Le 13 janvier 2018
En savoir plus