Où sont les isolationnistes ?

Par Alexis Rapin

On l’a répété en boucle durant la campagne présidentielle: en matière de politique étrangère, Donald Trump serait un « modéré ». À l’inverse d’Hillary Clinton, le milliardaire serait non-interventionniste, non-expansionniste, et militerait pour un repli stratégique américain, voire pour l’isolationnisme. « America First », voulait son crédo de campagne.

Quelques mois plus tard, à la stupeur générale, le voilà élu président. Dès le 20 janvier prochain, il assumera le titre de commandant en chef, entouré de son conseil de sécurité nationale.

Un constat s’impose d’emblée : la future équipe du président-élu, à ce jour, ne contient que très peu de décideurs « modérés » en termes de politique extérieure. Si elle réunit des représentants de différents courants de pensées, l’isolationnisme, à première vue, n’en fait pas partie.

15 décembre 2016
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