Pour les musulmans américains, « It’s the foreign policy, stupid »

Par Alexis Rapin

Ce n’est un secret pour personne : la politique étrangère est étrangère à la plupart des électeurs américains. Les citoyens s’intéressent et se renseignent assez peu sur les questions internationales, et, en conséquence, revisent très peu leur préférence électorale en fonction de ce facteur. L’enjeu qui compte vraiment, comme George H. Bush l’a appris à ses dépens, « it’s the economy, stupid ».


Pas à Dearborn, cependant. Dans cette municipalité de la banlieue ouest de Détroit (Michigan) vivent près de 30 000 arabo-musulmans. D’ascendance irakienne, syrienne, yéménite ou palestinienne, ils sont de ceux qui observent la politique étrangère américaine à la loupe. Ils se soucient notamment de leurs proches restés au Moyen-Orient, de l’avenir de leur pays d’origine, et donc de ce que l’Amérique projette outre-mer.
Le chercheur qui s’y rend et réalise quelques entretiens comprend rapidement qu’à Dearborn, « it’s the foreign policy, stupid ».

3 novembre 2016
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