Quand les milliardaires font campagne

Par Alexis Rapin
Ricochet

A l’aube des primaires de Caroline du Sud et du Super Tuesday, deux richissimes candidats font pleuvoir les dollars sur la campagne démocrate. Michael Bloomberg et Tom Steyer seraient-ils en train de réinventer le rôle du big money en politique ?

S'i l’on pouvait acheter des intentions de vote dans les primaires démocrates américaines, le prix d’un pourcent d’appui fluctuerait actuellement autour de 33 millions de dollars. Ce ne sont pas les indices boursiers de Wall Street qui l’indiquent, mais Michael Bloomberg, le richissime ex-maire de New York : ayant jusqu’ici dépensé 505 millions de dollars en publicités de campagne (plus que tout-e autre candidat-e dans l’histoire des primaires), celui-ci recueille actuellement une moyenne de 15% d’appuis à l’échelle nationale, selon l’agrégateur de sondage Real Clear Politics. Ceci en étant entré très tard dans la course, et sans avoir concouru dans aucun des scrutins tenus jusqu’ici.

29 février 2020
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