«Révolution Trump» ou filiation populiste? – La politique étrangère républicaine à l’aube des élections présidentielles de 2016

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Par Vincent Boucher et Maxime Brunet
Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques | UQAM

Les primaires de 2016 sont marquées par un déchirement notable au sein du Parti républicain. Les positions tranchées et les déclarations-chocs du meneur dans la course à l’investiture du Grand Old Party (GOP), Donald J. Trump, attisent les divisions déjà bien présentes depuis la montée du Tea Party lors des élections de mi-mandat de novembre 2010. Trump exacerbe ces fractures pour éliminer un à un ses principaux rivaux (Jeb Bush et Marco Rubio) et les place au cœur de sa stratégie pour récolter les 1237 délégués nécessaires pour décrocher la nomination républicaine lors de la convention nationale du parti qui aura lieu en juillet à Cleveland. L’approche de Trump dans cette course à l’investiture apparait à bien des égards non orthodoxe et semble être emblématique de son personnage. En politique étrangère, il propose une série d’idées qui ne cadre ni avec les traditions réaliste et néoconservatrice du parti. Bien qu’elles puissent porter à croire que Trump propose une sorte de révolution en politique extérieure, ses idées s’inscrivent dans la lignée d’une tradition populiste bien ancrée dans la pratique politique américaine. L’examen qui suit des propositions en matière d’affaires étrangères et de défense du meneur dans la course républicaine permettra de démontrer cette filiation populiste.

Avril 2016
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