Rex, le brave secrétaire d’État

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Par Julien Tourreille
Le Devoir

La rumeur de son remplacement à la tête de la diplomatie américaine (possiblement par le directeur de la CIA, Mike Pompeo) reprend de l’ampleur. Depuis sa prise de fonction, il est présenté comme inefficace, isolé, sans vision et dirigeant son département contre un mur. Rex Tillerson n’est pourtant pas le pire secrétaire d’État de l’histoire récente des États-Unis. Son bilan illustre en fait parfaitement l’état de délabrement avancé dans lequel végète le département d’État depuis au moins un quart de siècle.

 

La situation qui prévaut au département d’État alimente, et justifie, les critiques et les craintes quant à la capacité des États-Unis à mener une politique étrangère cohérente et efficace. Madeleine Albright, secrétaire d’État de Bill Clinton de 1997 à 2001, est ainsi la dernière personnalité en date à avoir fait part de son malaise dans une tribune publiée ce mercredi dans le Washington Post.

Le 2 décembre 2017
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